Comment prendre des notes utiles

Prendre des notes, c’est bien. Prendre des notes utiles, c’est mieux. Mais ce n’est pas évident tant le nombre d’informations qui nous passent sous les yeux en une journée est grand. Tant les contenus que vous pouvez consulter chaque jour sont nombreux et pas toujours consistants.

Dans son livre « Comment prendre des notes intelligentes« , Sönke Ahrens propose une méthode complète de prise de notes. Elle est tellement complète qu’elle peut vous sembler bien trop complexe, c’est ce que j’en pense aussi. Voici comment j’ai adapté cette méthode pour mon usage quotidien et ma prise de notes dans Obsidian.

Comment prendre des notes utiles
Malle en osier sur le capot arrière d'une Renault 4 cv.
photo (C) JC Dichant

Pourquoi des notes utiles ?

Toute note devrait être utile sans quoi pourquoi la prendre ? Avec le temps vous allez être pourtant amené, comme je l’ai été, à prendre des notes inutiles si vous n’adoptez pas un système de gestion qui transforme vos notes en une base de connaissance.

Les notes « utiles » doivent m’aident à créer des contenus utiles. Lorsque je les lie, elles forment un réseau d’idées interconnectées qui peuvent m’inspirer pour réaliser des projets.

Je fais la distinction entre notes « utiles » et notes « archives ». Mes notes « archives » sont des informations que je conserve pour le jour où j’aurai besoin de retrouver l’information, sans avoir à l’utiliser pour un quelconque projet. Un compte-rendu médical, une adresse, une liste de livres sont des notes archives, alors qu’une idée d’article ou un fait qui vient de se produire sont des notes utiles.

Les notes éphémères

J’ai repris ici le nom donné à ces notes par Ahrens. Il s’agit de notes rapides, prises à la volée pour ne pas oublier une idée, une pensée, une citation, une remarque entendue dans une conversation. L’essentiel ici est de noter pour garder une trace, peu importe que ce soit mal orthographié, que je ne fasse pas de phrase, que ce soit brouillon.

Pour capturer très vite ces notes éphémères, je vous recommande un outil simple : une application texte sur votre smartphone (j’utilise Drafts), un carnet et un crayon dans votre poche. Évitez les post-its et autres feuilles volantes, par définition… elles s’envolent sans jamais revenir.

Les notes structurées

Ahrens parle de notes littéraires, je préfère parler de notes structurées.

Quand je lis un livre ou un article intéressant, je note les points clés, j’ajoute des détails ou mes idées, des réflexions personnelles. Je fais des phrases avec mes propres mots, j’organise en paragraphes, je me relis. Ces notes peuvent servir de base à l’écriture d’un article sans que je n’aie à reprendre le texte avant la relecture finale de l’article. Je n’oublie pas de citer la source, sans quoi je sais que j’aurai bien du mal à la retrouver ultérieurement, ce serait dommage.

Je n’utilise pas les notes permanentes dont parle Ahrens, ces notes dans lesquelles il transforme ses notes littéraires en une base de connaissance. C’est là que je simplifie ma prise de notes. J’ai essayé, je n’ai pas trouvé que cela m’aidait. Je préfère organiser mes notes structurées, les classer dans des dossiers par rôles ou domaines, les lier entre elles, ce qu’Obsidian fait très vite et très bien.

J’obtiens ainsi un ensemble de ressources qui équivaut pour moi à la base de connaissance telle qu’Ahrens la propose. Ma notion de notes structurées me permet de me remémorer efficacement les informations importantes et d’approfondir mon apprentissage. En reformulant et en réorganisant ce que j’ai appris, je retiens bien mieux ces connaissances et leur compréhension sur le long terme.

Mes notes structurées m’aident à retrouver les bonnes informations rapidement. Je passe moins de temps à rechercher une référence spécifique ou à me souvenir d’une idée évoquée précédemment. C’est tout l’intérêt de ne pas me contenter de notes éphémères.

Les notes projets

Il s’agit ici de regrouper des notes pour mener à bien un projet. Je vais alors extraire de ma base de connaissance les informations utiles au projet, les associer (comprendre « les lier dans Obsidian ») pour constituer un ensemble pertinent. Tout ce qui ne concerne pas le projet est écarté, tout ce qui pourrait le concerner selon la tournure qu’il va prendre est conservé.

Pour identifier ces informations au sein de ma base de connaissances, je parcours mes notes structurées et j’utilise la recherche Obsidian. C’est un travail qui demande de l’attention, car plus vous avez de notes, plus il faut savoir identifier les bonnes. C’est aussi pour cette raison que je limite le nombre de notes structurées ; stocker trop d’informations, comme je l’ai fait dans Evernote avant de passer à Obsidian, ne m’aidait pas.

Prendre des notes utiles : tout est fonction de votre besoin

En suivant ces étapes, j’arrive à prendre des notes de manière efficace et significative. Je transforme mes pensées et idées éparses en un ensemble de connaissances structuré. Je peux ensuite utiliser ces notes pour écrire, qu’il s’agisse d’une lettre photo, d’un article de blog ou du contenu d’une formation.

Tenir un tel système de notes me permet également de suivre mon évolution au fil du temps. Je peux revenir sur mes réflexions passées, voir comment mes idées ont évolué et mieux comprendre ce qui me préoccupe au quotidien.

Mon système évolue avec le temps, je m’inspire aussi de ce que je découvre chez les autres aussi je vous encourage à me faire part de vos pratiques, questions, remarques que je ne manquerai pas de … noter.

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