J’aime écrire sur ce blog. J’y suis chez moi, je publie ce que je veux, comme je le veux, qu’il s’agisse de photos, d’articles didactiques ou de billets d’humeur. Mes lecteurs ne se voient imposer aucun algorithme, aucune création de compte. Ils sont informés des nouvelles publications via le flux RSS et peuvent recevoir un simple email de notification lorsque j’ai publié plusieurs articles.
Mais gérer un blog demande du temps. Et en tant qu’auteur, la vie n’est pas aussi rose qu’elle n’y paraît.

Je passe plusieurs heures par jour à écrire pour mes sites, formations et newsletters, et j’en finis par manquer de temps pour publier sur ce blog. Je ne manque pourtant pas d’idées à vous partager, mais bien souvent, lorsque le soir arrive, je fais ce constat amer : je n’ai rien posté ici.
Vous allez me dire que rien ne m’y oblige, qu’un blog personnel n’impose aucun rythme, que si je ne publie pas aujourd’hui, je peux le faire demain. Vous avez raison.
Seulement, vous le savez comme moi, les jours passent et rien ne change.
Et puis, il y a autre chose.
Je poste quotidiennement de courts contenus sur mon canal Telegram, où se retrouvent mes lecteurs les plus assidus : infos, découvertes, notes d’humeur, messages audio, photos, vidéos…
Telegram est encore plus simple qu’un blog pour partager ou consulter du contenu. Il vous suffit d’installer l’application sur votre smartphone pour recevoir mes messages et échanger avec moi. Avec le temps, ce canal m’est devenu si familier que je n’ai pas envie de le fermer. Seulement, je ne peux être partout. Telegram n’est pas un outil grand public, et bon nombre des messages que j’y poste mériteraient d’être diffusés auprès d’une audience plus large.
Alors, j’ai commencé à réfléchir à une alternative.
Mais avant de vous lister les solutions auxquelles je pense, il me faut vous parler du temps court et du temps long.
Le temps long et le contenu long
Le temps long est celui que je prends pour publier un article approfondi, pour lequel j’ai pris le temps de fouiller, de chercher des sources, de documenter.
Je tiens à ce que ces articles soient les plus pertinents possibles. C’est ma conception du partage sur le web. C’est le cas, par exemple, de l’historique de la Harley-Davidson Fat Boy, que j’ai publié l’an dernier. C’est aussi le cas de l’article que j’ai entamé sur comment assurer la survie d’un blog après la disparition de son auteur, en réponse à plusieurs demandes de lecteurs. Entamé, car cet article est à l’état de brouillon depuis des mois.
Le temps court et le contenu court
Je fourmille d’idées, j’explore au quotidien, je fouille, je questionne. Mais je ne transforme pas automatiquement le fruit de mes réflexions en contenus longs. La raison en est simple : je n’ai pas forcément toutes les informations nécessaires pour passer d’une simple note, le contenu court, à un article pertinent sur le blog, le contenu long.
Je n’y consacre pas le même temps non plus.
Un article long me demande plusieurs heures entre les recherches, la mise au clair de mes idées, l’écriture, la relecture, les compléments que je juge nécessaires, la mise en ligne.
Un contenu court me demande quelques minutes pour saisir une note dans Obsidian, mon logiciel de gestion de la connaissance.
Temps court et temps long sont deux rythmes différents, qui me permettent de produire deux formats de contenus distincts.
4 méthodes pour transformer une simple note en article pertinent
J’ai exploré plusieurs pistes pour transformer mes contenus courts en articles plus développés, sans que cela ne devienne une contrainte. Voici quatre stratégies que je vais tester.
Le billet minute
Chaque idée que je poste jusqu’ici sur les réseaux ou Telegram commence par un court billet sur ce blog, brut.
Puis, je partage le lien sur les réseaux et Telegram pour engager la discussion avec ceux qui me suivent.
La capsule audio
Lorsque je veux présenter une idée ou un principe en apportant plus de nuances qu’un court message, je crée un message audio. Jusqu’ici, je le poste sur Telegram. J’envisage désormais de le publier directement sur ce blog avant de le partager sur les réseaux, pour inciter à l’écoute et aux réactions.
Les séries
Lorsque je veux produire un article détaillé, un contenu long, je le fais en plusieurs étapes, en enrichissant le contenu déjà publié avec les compléments que j’identifie et ce qui ressort des premiers échanges sur les réseaux. Lorsque j’estime que l’article me convient, je fige la version.
Le double post
Pour chaque nouveau billet, capsule audio ou série, je publie deux posts sur les réseaux :
- un résumé ultra-court
- une question ouverte pour stimuler les échanges.
Et maintenant, on teste !
Ces principes me plaisent, mais il me reste à les tester et à les affiner.
Est-ce trop complexe à gérer ? Peut-être.
Vais-je réussir à attirer ici celles et ceux qui me suivent sur les réseaux ? Rien n’est garanti.
Mais ce blog est mon espace d’expérimentation, et cette réflexion est un premier pas.
Vous l’avez compris, ce billet est aussi une invitation à réagir. Alors partagez votre avis dans les commentaires.