Obsidian, mon outil de gestion de la connaissance après un an d’utilisation

Cela fait plus d’un an que j’utilise Obsidian au quotidien, sans en avoir reparlé ici. Il était temps de faire le point sur ce qui est devenu mon principal outil de gestion de la connaissance après avoir quitté Evernote. Je ne vais pas revenir en détail sur Obsidian, car j’en ai déjà parlé ailleurs.

Un vélo sur les quais de Seine à Vitry sur Seine pour illustrer un article sur Obsidian, mon outil de gestion de la connaissance après un an d’utilisation
Quais de Seine à Vitry sur Seine – photo (C) JC Dichant

Avec le temps, j’ai adapté ma configuration en choisissant avec soin les plugins qui me rendent service. J’en teste régulièrement et en supprime autant que j’en installe. Cette capacité d’Obsidian à évoluer au gré de mes besoins est un atout que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs.

Obsidian, les avantages pour mon activité de création de contenu

Avant tout, ce que j’apprécie dans Obsidian, c’est la simplicité de son éditeur de texte. Contrairement aux traitements de texte ou à Evernote, l’éditeur d’Obsidian est compatible avec la syntaxe Markdown. Je n’ai qu’à insérer les balises nécessaires pour structurer mon texte, ce qui rend l’édition intuitive et rapide, sans avoir à chercher dans des menus.

La modularité d’Obsidian est un atout majeur. L’un des plugins que j’utilise le plus est Dataview, qui me permet de générer des listes dynamiques à partir des tags dans ma base de notes. Chaque fois que j’ai l’idée d’un article, je crée une note, lui ajoute le tag JCD ou NPN selon la destination (ce blog ou Nikon Passion), puis le tag aecrire. Quand je me mets à écrire, je remplace le tag aecrire par brouillon, et Dataview actualise instantanément la liste des articles en cours. C’est un système à la fois simple, rapide et efficace.

Le plugin de traduction intégré, que j’ai connecté à DeepL via l’API, est également d’une efficacité redoutable. Traduire une note de l’anglais vers le français ou inversement se fait en un clic, et Translate fait parfaitement le travail.

Linter est le plugin qui m’a donné le plus de fil à retordre lors de sa configuration, assez complexe. Une fois en place, il me permet cependant d’automatiser la mise à jour de mes notes. Par exemple, il change la date de dernière modification, supprime les lignes vides inutiles ou ajuste les propriétés des notes en fonction de mes besoins.

Enfin, le plugin Todoist me permet de centraliser toutes mes tâches dans Todoist au lieu de les dupliquer dans Obsidian. En sélectionnant une note ou une partie de texte, je peux créer une tâche dans Todoist et y inclure la sélection comme titre ou description. Encore une fois, c’est simple, rapide et efficace.

Un mot maintenant sur la structure des notes. Pour assurer ma gestion de la connaissance, j’ai adopté une organisation proche de la méthode PARA chère à Tiago Forte. Mes notes se divisent ainsi :

  • celles qui arrivent
  • celles que j’utilise en cours de projet
  • celles à exploiter dans un projet
  • celles que j’archive

Cette structure me permet de déplacer une note selon son statut, d’avoir tout sous la main pour un projet, et de réorganiser mes dossiers au fur et à mesure. C’est une simplicité que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs. Quitter Evernote n’est donc pas un regret, malgré ses récentes évolutions (que je continue tout de même à suivre).

Quelques chiffres pour illustrer : j’ai déjà créé ou importé plus de 2 400 notes, et Obsidian reste rapide. La synchronisation entre mes ordinateurs et mobiles, grâce à l’option native d’Obsidian (4 euros par mois pour 1 Go de stockage), est également très fluide.

Je dois aussi mentionner l’excellente communauté d’utilisateurs d’Obsidian, qui répond à la plupart de mes questions, ainsi que le site cerveau-numerique.fr, où Cheikh partage de nombreuses informations utiles.

Concernant la version mobile, elle est efficace sur iPhone et iPad, même si elle ne permet pas d’utiliser tous les plugins. Certains traitements avancés restent réservés aux Mac et PC Windows.

Un dernier point : le Web Clipper d’Obsidian. La dernière version de cette extension capable d’enregistrer tout ou partie d’une page web est rapide et configurable via un fichier JSON. J’ai préparé ma configuration sur le Mac, puis répliqué les paramètres sur mes autres ordinateurs en important simplement ce fichier. C’est, à ma connaissance, le seul Web Clipper qui permet de choisir des modèles dès la capture d’une page web, et c’est un vrai avantage.

Obsidian, les inconvénients pour la gestion de la connaissance

Malgré ses nombreuses qualités, Obsidian demande quelques compétences techniques pour être configuré et paramétré. L’ajout de plugins, les nombreuses combinaisons possibles et les multiples options peuvent dérouter au début. Obsidian n’est pas un logiciel grand public, contrairement à Evernote ou OneNote.

De plus, ses capacités d’intégration dans l’écosystème des services web restent limitées. Intégrer Obsidian à d’autres outils ou services en ligne reste souvent un défi. Par exemple, pour importer mes emails dans Obsidian, j’ai dû créer un automate Zapier qui capture les messages et les stocke au format Markdown dans Dropbox. Cet automate récupère ainsi mes lettres photo quotidiennement dans un vault (base de notes) dédié.

Il me reste à trouver comment importer facilement des emails reçus, une fonctionnalité qu’Evernote propose avec son adresse email dédiée. Je n’ai pas non plus trouvé de solution directe pour alimenter des tableaux analytiques sans passer par Zapier, ce qui est contraignant, surtout dans ma démarche de réduction du nombre de services web que j’utilise.

Obsidian et moi, un an plus tard

Avec plus d’un an de recul, Obsidian s’est imposé comme l’outil le plus proche de ce que je cherchais pour assurer ma gestion de la connaissance après avoir quitté Evernote. J’apprécie sa simplicité une fois configuré, sa souplesse, ses fonctions de synchronisation multiplateformes et son coût maîtrisé (incluant le tarif et le temps passé à gérer mes notes).

Les prochaines étapes ? Terminer l’importation de mes anciennes notes Evernote. L’essentiel du travail est de sélectionner celles qui restent pertinentes et de supprimer celles devenues inutiles. Cela prend du temps, car il s’agit de plusieurs milliers de notes, mais c’est indispensable pour repartir sur une base claire.

2 réflexions au sujet de “Obsidian, mon outil de gestion de la connaissance après un an d’utilisation”

  1. Bonjour,

    Je n’ai pas de compte « Telegram » donc je rebondis ici sur votre dernier billet : « Je teste un monde plus libre et ouvert »

    Je suis un adepte de l’Open Hardware et de l’Open Source depuis des décennies… Il a fallu en arriver à l’élection de Trump et la mise en scène de Musk pour que certains réagissent.

    A méditer…

    Ricardo Méndez

    Répondre

Laisser un commentaire