Créer mon premier blog a été l’une de mes meilleures décisions. Depuis, j’en ai créé plusieurs, dont celui-ci. J’y suis chez moi.
Je peux partager mes idées, mes découvertes, mes travaux, sans que personne ne vienne me dire comment le faire.
Enfin… pas tout à fait.
Car un blog, ce n’est pas seulement publier, c’est aussi être lu.
Sans quoi l’exercice perd de son intérêt. Être lu demande de suivre quelques principes.

L’importance de structurer mes idées avant de publier
J’ai plusieurs fois fait l’erreur de partager ce qui me passait par la tête sans respecter la moindre structuration de mes articles.
En écrivant 150 articles en 150 jours, un exercice préparatoire à ma lettre photo quotidienne, j’ai abordé de nombreux sujets.
Je n’avais pas de ligne éditoriale : une idée me venait, j’écrivais, je publiais. Le lendemain, cela pouvait concerner un tout autre sujet.
Au final, si l’exercice m’a appris à écrire au quotidien, il ne m’a rien apporté en matière de lecteurs. Ces articles ont eu peu de visibilité. La plupart ne sont même pas indexés par Google, jugés trop peu pertinents pour son moteur.
Ce que le trop-plein d’articles mal organisés fait à un blog
Publier des articles sans lecteurs ne pose pas de problème technique, mais cela nuit à la visibilité du blog.
Les moteurs de recherche, estimant que tous les articles ne méritent pas d’être référencés, jugent alors que ce blog n’est pas “toujours intéressant”. Ils vont donc avoir tendance à réduire la visibilité de tous les articles référencés.
Un peu comme si vous vous disiez : “Je n’entre pas dans cette librairie, car 70 % des ouvrages ne m’intéressent pas.”
SEO : pourquoi ignorer les bases est une erreur fatale
Négliger les bases du SEO (Search Engine Optimization), c’est risquer que :
- mes articles ne puissent pas être découverts,
- mon blog attire peu de visiteurs,
- les échanges avec mes lecteurs ne décollent pas.
De plus, les moteurs de recherche ne s’intéressent pas qu’aux textes. Ils sont aussi censés indexer les illustrations, les photos, les catégories, les pages statiques, tout ce qui “fait le blog”.
Ignorer le SEO, c’est publier uniquement pour moi, sans considération pour mes visiteurs. Or, tant qu’à faire l’effort d’écrire et de publier, j’estime qu’il est quand même plus intéressant pour moi que mes textes soient lus et mes photos vues.
Pourquoi publier vite ne signifie pas publier bien
Il m’est donc essentiel de publier mes articles en m’assurant que leur contenu est pertinent, que leur présentation est conforme à ce que j’attends et que leur indexation est optimisée pour les moteurs de recherche.
Ce n’est pas si compliqué, mais cela prend du temps. Un billet comme celui-ci me demande 30 % de temps en plus par rapport à un simple e-mail. J’ajoute une image d’illustration, des liens, des métadonnées, une courte présentation de l’article, je m’assure que l’ensemble est bien présenté… C’est chronophage, mais essentiel.
Trouver l’équilibre entre spontanéité et stratégie
Ces principes de référencement posent toutefois un problème. À trop vouloir satisfaire les moteurs de recherche, le risque est grand d’écrire pour eux plus que pour mes lecteurs. Si je ne peux plus écrire comme j’en ai envie parce que cela pourrait me desservir, ce n’est plus ma voix. C’est celle d’un expert SEO. Ce que je ne suis pas (vraiment) et ne tiens pas à devenir.
Mon plaisir est de partager mes idées et mes quelques compétences, et je souhaite le faire comme j’en ai envie.
Je m’efforce donc de respecter les principes de base, mais guère plus, car sinon ce n’est plus un plaisir, mais un travail. Or, écrire sur ce blog n’est pas mon activité professionnelle, contrairement à ce que je fais sur Nikon Passion.
Systématiser la publication et la promotion pour gagner en efficacité
Les réseaux sociaux ont éloigné mes lecteurs. Je ne peux plus espérer qu’ils viennent spontanément lire mes nouveaux articles. De plus, rares sont ceux qui s’abonnent au flux RSS, cet outil magique trop peu connu.
Non, ça ne fonctionne plus comme ça. C’est à moi d’assurer la diffusion de mes articles.
Concrètement, dès qu’un article est en ligne, il est partagé automatiquement vers mes réseaux sociaux (Mastodon, Bluesky, Page Facebook), ainsi que dans mon canal Telegram.
Chaque semaine, si j’ai plusieurs articles à partager, j’envoie une courte newsletter à mes abonnés : à eux de cliquer pour en savoir plus.
Je pourrais envoyer chaque article par e-mail, comme le font certains blogs. Ce serait plus simple pour moi, car cet envoi est automatisable. Mais je perdrais ainsi la possibilité de contextualiser cet envoi, d’expliquer en quelques phrases pourquoi j’ai écrit ces articles, dans quel état d’esprit j’étais, ce sur quoi je travaillais.
Publier en pensant moins : mon processus optimisé
Depuis 2005, je tiens un blog et j’ai compris une règle simple : écrire ne suffit pas, il faut aussi être lu.
Mon objectif est donc d’optimiser mon processus de publication pour publier efficacement sans y passer trop de temps. Cela passe par une meilleure structuration, une diffusion maîtrisée et un équilibre entre spontanéité et stratégie.
J’ajuste constamment ma méthode pour que ce blog reste un espace de partage, et non une contrainte.
Et vous, comment faites-vous pour publier régulièrement tout en restant visible ?
Un article très très intéressant !