J’utilise Obsidian depuis deux ans, en remplacement d’Evernote, pour prendre des notes et gérer mon activité de création de contenu. Ce logiciel modulaire s’adapte à toutes les utilisations. Mais pour cela, il faut l’adapter et l’enrichir pour qu’il réponde vraiment à mes besoins professionnels.
C’est ce que je m’efforce de faire depuis plusieurs mois. Voici où j’en suis, et ce vers quoi je tends.

« Comment ça marche », c’est dépassé
Pour avoir passé de longues années à travailler sur des progiciels, à proposer des projets d’implémentation à mes clients, je sais que passer d’un logiciel à une solution est une démarche métier qui demande du temps.
« Comment fonctionne Obsidian » n’est plus la question, me concernant. En quelques heures, on peut faire le tour du logiciel de base et commencer à créer ses dossiers et notes (allez voir le site Cerveau-numérique, il peut vous aider).
En revanche, structurer réellement son usage pour en faire un outil métier prend davantage de temps.
Je souhaite une structure modulaire et adaptable à mes besoins. J’ai trop longtemps dû supporter des solutions métier clés en main, qui obligeaient soit à des adaptations complexes et coûteuses, soit à changer des habitudes de travail… ce que peu d’utilisateurs acceptaient.
En revanche, disposer de « briques » pour mettre en place une solution métier, ce qu’Obsidian supporte très bien grâce à sa modularité, est bien plus pertinent.
Obsidian comme moteur de création de contenu
Je publie du contenu web : articles pour mon site photo, billets pour ce blog, newsletters pour mes différentes Lettres.
J’ai donc besoin de :
- noter mes idées, les collecter, les conserver
- retrouver les bonnes idées au bon moment pour le bon sujet
- identifier, découvrir, rassembler des éléments unitaires au sein de ma base
- construire la structure de mes contenus à partir de ces idées
- enrichir cette structure, et de facto, le contenu final
- publier
Pour cela, j’utilise indifféremment mon MacBook, mon PC, l’iPhone et l’iPad. Tout doit donc être synchronisé et accessible sans délai. C’est le cas depuis que j’ai opté pour Obsidian Sync.
Mon système idéal, en tant que créateur de contenu, serait alors :
- une saisie rapide du sujet que je veux traiter
- une liste de notes et d’informations précédemment collectées
- une mise en perspective de ces éléments avec d’autres idées connexes
- une structuration assistée
- une publication assistée
Je reste maître de mes contenus. L’IA n’est qu’un outil parmi d’autres pour m’aider à les affiner.
Il me faut donc mettre en œuvre un workflow basé sur Obsidian et capable de s’adapter à mes besoins lorsqu’ils évoluent.
La solution actuelle
J’ai mis en place une première version de ce workflow, construite à partir de briques fonctionnelles et légères.
Tout commence par une idée
Je crée une note élémentaire par idée ou question de lecteur.
Ces notes sont classées dans un dossier « Idées de Lettre photo ».
J’utilise ces informations pour écrire mes lettres photo.
Ces lettres servent ensuite de base à la rédaction d’articles plus structurés pour mon site photo.
Retrouver la bonne note au bon moment
Lorsque je dois écrire une lettre ou un article, j’ai le sujet. Il me faut alors trouver les notes correspondantes.
Pour cela, j’utilise le plugin de recherche Omnisearch pour Obsidian. La recherche native intégrée fonctionne bien, mais Omnisearch me donne des résultats contextuels plus riches.
Une fois les éléments trouvés, je les rassemble dans une nouvelle note pour rédiger le contenu.
J’applique un modèle à cette note, ce qui a pour effet de la ranger dans un dossier « Contenus en cours » et de lui associer les tags nécessaires pour faire apparaître la note dans une note « Articles en cours ».
C’est le module Dataview qui gère cet affichage.
Passer à l’écriture sans me censurer
À partir de la ou des notes identifiées à l’étape précédente, je rédige. J’utilise le format markdown, j’écris sans chercher à faire joli, sans corriger les coquilles ni l’orthographe.
Rien de nouveau ici : c’est ainsi que la plupart des auteurs disent travailler.
Laisser l’IA faire le sale boulot
Une fois le contenu rédigé, à l’état de brouillon, je le colle dans ChatGPT.
L’IA nettoie, corrige les coquilles, identifie les fautes et me propose des corrections.
Je garde la main sur le résultat, sur mes mots, sur mes phrases.
Peaufiner à la main
Le contenu corrigé, je le colle dans Obsidian en écrasant la version initiale de ma note d’écriture.
Puis je relis. Cette étape m’est essentielle pour peaufiner mon texte, le rendre plus simple, lisible, aéré.
Ajouter de la profondeur
Une fois la relecture terminée, je passe le texte à l’IA à nouveau. Je lui demande alors de me proposer des compléments, des idées pour enrichir le contenu si c’est possible.
De ces idées et propositions naît une nouvelle version du texte initial.
Je fais le tri : l’IA tombe parfois à côté. Mais je reconnais que son apport n’est jamais neutre.
Derniers ajustements avant publication
Une fois le texte complété, je fais une dernière relecture, une dernière demande de correction à l’IA.
Il me reste à publier en ajoutant, si nécessaire, les éléments techniques : visuels, liens, métadonnées, éléments de référencement.
Cette étape sort du cadre d’Obsidian, qui n’est pas un outil de publication comme Ulysses.
Mettre le texte en ligne
Tout est prêt ? Il ne me reste plus qu’à appuyer sur le bouton « Publier » et le contenu est en ligne, si c’est un article pour le blog.
S’il s’agit d’une newsletter, je dois la coller dans l’éditeur Aweber. Aweber ne propose aucun autre moyen de faire, à la différence de Mailchimp dont le parser permet la réception d’un email et la publication sous forme de newsletter.
J’ai longuement échangé avec les équipes d’Aweber, nous nous sommes rencontrés, mais rien n’y fait. Je n’aurai pas mon outil de publication assistée. Mais Mailchimp a trop d’inconvénients pour que je bascule vers ce service.
Conclusion : création de contenu avec Obsidian, c’est en bonne voie, mais…
Ce que je décris ici est fonctionnel. J’ai déjà publié de nombreux articles, envoyé des dizaines de Lettres à l’aide de ce workflow.
Il n’en reste pas moins que j’aimerais l’optimiser :
- accélérer le regroupement des informations avant la rédaction
- accélérer la correction et la recherche de compléments
- accélérer la publication dans WordPress et sur Aweber
Je sais qu’il est encore possible d’optimiser mon système de création de contenu avec Obsidian. Il me reste à trouver comment faire. La technologie a ses limites, et ni Obsidian ni les services que j’utilise ne permettent une intégration fluide.
Toutefois, si demain tout devait se faire plus vite, plus simplement, je sais que ce sera avec Obsidian. Parce qu’il me convient. Et surtout, parce qu’il devient mon outil du quotidien.
merci pour cette présentation très sympa de l’intégration de l’ia dans votre travail. Pour moi qui n’ai pas encore intégré d’enrichir cette ia dans mes travaux c’est instructif.
et si cette ia vous fait remarquer que je ne suis pas souvent client je suis cependant lecteur assidu. Cordialement,