Manifeste du numérique choisi

Photographe, formateur, auteur, créateur de contenu, j’utilise de nombreux outils au quotidien pour gérer mon activité. Face à la multiplication des logiciels, services, plate-formes ces dernières années, j’ai vite éprouvé le besoin de faire des choix. J’utilise pour cela des principes simples que je vous présente dans ce manifeste du numérique choisi.

Phare de Kermorvan, Finistère en Bretagne, illustrant un article nommé "Manifester d'un numérique choisi".
Phare de Kermorvan, Finistère – photo (C) JC DICHANT

1. Je ne cherche pas à suivre toutes les tendances technologiques

Je ne cours pas après toutes les versions les plus récentes des logiciels, les effets d’annonce.
Je choisis ce qui me sert, je refuse ce qui me pollue ou me distrait de mon activité.

2. Je veux comprendre avant d’utiliser

Un outil n’est pas neutre. Il impose un apprentissage, une logique, une intégration.
Avant d’adopter un nouvel outil, je l’évalue.
J’étudie ses effets sur mes routines et mon attention.

3. L’intelligence artificielle n’est pas mon clone

Elle peut m’assister. Me corriger. Me relire. Trier. Reformuler. Traduire.
Mais elle n’écrit pas à ma place. Elle ne décide pas à ma place.
Je reste l’auteur, le responsable.

4. Je refuse la surcharge

Trop d’outils, trop de services, trop d’options nuisent à mon fonctionnement.
Je veux moins d’interfaces, moins de notifications, moins de clics.
Je favorise un environnement de travail simple, lisible, portable, stable.

5. Je fais le ménage

Chaque fois que j’identifie un outil inutile, je le supprime.
Même gratuit. Car ce n’est pas son prix qui me gêne, c’est la place qu’il prend.
Dans ma tête, dans mon système, dans mon attention.

6. Je veux produire, pas paramétrer

Je crée. J’écris. Je photographie. Je transmets.
Mon temps ne doit pas être pris par des réglages, des compatibilités, des mises à jour.
L’outil doit s’effacer devant le besoin.

7. Je choisis des outils respecteux de mon rythme

Pas ceux qui me poussent à publier plus, plus vite, plus souvent.
Pas ceux qui exigent un flux constant.
Je choisis des outils qui accompagnent la concentration, la qualité, le temps long.

8. Je refuse la dépendance

Je veux construire mon activité sur des bases stables.
Si un outil disparaît ou ne respecte plus la promesse initiale, je dois pouvoir le remplacer de façon transparente.
Si un service augmente ses tarifs sans raison, je dois pouvoir partir.

9. Je défends la clarté, la maîtrise, l’attention

Ce sont mes repères. Mon cadre. Mon exigence. Ma force.
C’est ce qui donne du sens à ce que je fais.
Pas la complexité des systèmes ou la promesse de productivité artificielle.

10. Je reprends la main

Ce manifeste est un guide. Une ligne de conduite.
Parce qu’un numérique bien choisi m’aide à avancer.
Mais un numérique subi est un poison.

Je vous invite à vous approprier ce manifeste, à réagir, à le compléter, et à poser vos questions à son sujet.

3 réflexions au sujet de “Manifeste du numérique choisi”

  1. Bonjour Jean Christophe, oui ce manifeste est bien conçu mais comment séparer le bon grain de l’ivraie ? Je passe déjà beaucoup de temps sur mon ordinateur pour classer, gérer, apprendre … Bon dimanche.

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