Pourquoi je n’ai plus aucun respect pour les réseaux sociaux (mais que je les utilise quand même)

Je venais de poster une photo sur un réseau de partage d’images, et je constatais quelques heures plus tard que le réseau avait banni ma photo.
Montrait-elle une poitrine dénudée ou l’apologie du crime ? Non. Elle montrait une péniche sur la Seine accompagnée d’une invitation à une rencontre photo. J’ai compris peu après que « rencontre » est un mot interdit.

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Le Pas-Sage – photo (C) JC DICHANT

Quelque temps plus tard, j’avais à peine posté mes premiers messages sur un réseau fédéré qu’un membre intégriste venait me dire que ma formulation était malvenue « ici ».

Je vous épargne les formats d’images « pas à la mode », les sujets « à ne pas aborder », les recadrages sauvages de photos, les thématiques qui fâchent, … Bref, le monde merveilleux des réseaux sociaux ne l’est plus tant que ça.

Pourquoi je persiste

Je suis incorrigible. Lorsqu’on me permet de m’exprimer, si j’ai quelque chose à dire, je le fais.
Si l’on m’explique que je ne le fais pas dans les règles, je persiste, tant que je ne trouble pas l’ordre moral.

Je veux pouvoir discuter avec mes contacts, partager quelques actualités, mes articles, mes photos, et si ça ne plaît pas, tant pis.

J’admets que les réseaux aient leurs règles : après tout, je publie chez eux, c’est leur droit. Mais je n’oublie pas que sans abonnés, les réseaux meurent. Ils ont aussi besoin de nous. D’ailleurs, aucun ne m’a encore radié.

Alors, depuis plusieurs années, j’ai décidé de ne plus respecter aucun réseau social : Twitter, Facebook, Pinterest, Mastodon, Instagram, … Leurs règles, leurs principes, leurs codes, je m’en moque.

Pourquoi je m’en moque

Les réseaux évoluent sans cesse, « pour notre bien ». Pourquoi adopterais-je ces changements s’ils ne m’intéressent pas ?

Pourquoi me plier à des règles si je ne les accepte pas ? Les réseaux veulent m’imposer leur mode de fonctionnement : ils en ont le droit, comme je me donne le droit de les utiliser à ma façon.

Je poste ce que j’ai envie de poster, quand et comme j’en ai envie. Je m’efforce de respecter les autres utilisateurs, mais je ne respecte aucune tendance, aucune nouveauté, aucun format. Je procédais déjà ainsi sur mes blogs.

Les réseaux me volent mes données personnelles, adaptent mes publications, les masquent ou les bannissent. Pourquoi devrais-je me plier à leurs règles ? Pour quelques Likes et abonnés de plus ? Je m’en moque, ce n’est ni mon besoin, ni mon propos.

Pourquoi réagir ainsi

Malgré ces contraintes, je reste. Mais à ma façon. C’est ma revendication : publier librement dans un monde contraint.

N’avoir aucun respect pour les réseaux me permet de prendre mes distances comme de publier plus souvent si j’en ai envie. Il me permet aussi de continuer à échanger avec mes contacts habituels. Il m’assure, enfin, une meilleure visibilité pour mes articles.

Alors pourquoi me priver de ces avantages ? Les réseaux sociaux ne méritent pas notre soumission. Juste notre usage.

2 réflexions au sujet de “Pourquoi je n’ai plus aucun respect pour les réseaux sociaux (mais que je les utilise quand même)”

  1. Bonjour Jean-Christophe
    Je me retrouve aussi dans ce que tu dis et ne publie rien dans les réseaux sociaux sauf mettre un pouc bleu ou un coeur quand l’article m’intéresse vraiment.En général ce sont des amis ou groupes que je connais sinon rien à déclarer.

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  2. Bonjour Jean-Christophe,
    tout a fait d’accord avec toi… sans vouloir faire de politique, aujourd’hui on ns impose de plus en plus de règlementations, les intégristes ns radicalisent et ce dans tous les domaines de la vie publique. Suis d’accord, qu’on est pas obligé de suivre toutes leurs élucubrations et continuons à faire comme on l’entend, comme ça nous plait. Et si on est de plus en plus à le faire, peut-être qu’ils comprendront un jour. Bonne journée !

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