Pourquoi toujours compter sur les autres est une erreur

Ce jour-là, lorsque je suis sorti du bureau de mon responsable des ressources humaines, je savais qu’il m’avait lâché. « Compter sur les autres » qu’il disait, pourtant.

Cela faisait des mois que je voulais changer de poste. Après plusieurs années passées à diriger le service après-vente d’une équipe de techniciens en microscopie électronique, je voulais aborder un autre domaine. J’étais attiré par l’activité sécurité de mon employeur, et les systèmes de caméras pour entreprises.

Mon manager me disait que c’était possible, qu’il suffisait de demander. Mon responsable RH lui m’a dit « vous n’avez pas le bon diplôme ». C’était encore l’époque où pour certains le diplôme valait mieux que les compétences.

compter sur les autres - photo JCDichant photographe

Quelques années plus tard, en sortant du bureau de mon manager direct, chez un autre employeur, je savais qu’il m’avait lâché aussi. « C’est compliqué », « je voudrais bien mais tu sais, en ce moment … » et autres « je vais y réfléchir ».

Ces deux expériences m’ont appris ceci : vous ne pouvez pas compter sur les autres car un jour ou l’autre, ils vous lâcheront.

En réaction à la première déception, j’ai quitté mon emploi pour retourner à l’école. J’ai obtenu le diplôme qu’il fallait avoir, mais j’en ai profité chez un autre employeur, bien plus généreux.

Je ne l’ai jamais regretté depuis.

En réaction à la seconde déception, j’ai aussi quitté mon emploi et j’ai intégré une société qui m’a apporté beaucoup plus (j’ai décris comment faire ici).

Depuis que je suis indépendant, je n’ai plus de problème d’emploi, je crée le mien chaque jour. J’ai par contre des problèmes de stratégie.

Que faire pour que ma société continue à prospérer, quels sujets traiter, quels offres proposer.

Je réagis à chaque fois comme je l’ai fait avec mes précédents employeurs. Je ne compte sur personne, car je sais qu’un jour les autres me laisseront tomber.

Je gère des partenariats, j’ai des clients fidèles, des sous-traitants fiables, mais un jour, le vent peut tourner. Un partenariat peut tomber à l’eau, un client peut faire un autre choix, un sous-traitant peut me laisser tomber (c’est arrivé).

En ayant appris à compter sur moi, je sais que je pourrai rebondir, trouver des solutions, changer de stratégie, m’adapter. J’ai toujours besoin des autres, mais s’ils me lâchent, je sais faire autrement.

Quelle que soit votre activité, personnelle, professionnelle, associative, la compétence la plus importante que vous devez développer, c’est d’apprendre à compter sur vous. D’avoir confiance en vous.

Vous devez apprendre à vous faire confiance.

Vous devez apprendre à mettre en place un système, des habitudes, des réflexes qui vous sauveront un jour. Parce que ce jour arrivera où quelqu’un vous lâchera.

3 réflexions au sujet de “Pourquoi toujours compter sur les autres est une erreur”

  1. Bonjour je suis très surprise du contenu avec ce titre qui m’a attirée.

    Les autres ,dans les exemples que tu a choisi , t’ont permis de te former (sur leur critère de diplôme) , de progresser (trouver plus valorisant ) pour devenir indépendant ; c’est bien toi qui a choisi de faire perdurer l’étincelle qu’ils ont semé.

    Aujourd’hui les autres te motivent à rester actif, inventif , fin stratège etc…

    Comment ,après tous ces exemples, est ce possible d’en sortir un « pourquoi toujours compter sur les autres est une erreur? » ; je serais très contente de te lire pour sortir de mon champs de vision personnel qui tourne plutôt autour du « les indices pour te faire avancer /grandir sont dans ce que te renvoient les autres ».

    Tu as su les voir et c’est bien une force 😀

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    • Dans « toujours compter sur les autres », il y a « toujours ». C’est ce que je dénonce ici.
      Je prône l’initiative personnelle.
      Le fait de se dire « je me prends en charge, sans attendre que les autres le fassent pour moi ».
      C’est ne pas attendre que les autres me donnent ce que j’attends, parce que ce serait un dû.
      C’est ne pas me reposer sur le système.
      C’est entreprendre et construire, plutôt que de se contenter de dépendre et subir.

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