Ou comment continuer à exister en tant que blogueur dans un monde où les réseaux sociaux ont tout envahi et où leurs algorithmes décident de ce que nous devons lire ou ignorer.
J’ai toujours eu du mal à me plier aux règles et autres obligations, à faire comme les autres parce que tout le monde le fait. J’ai choisi de créer un blog dès 2007, en 2024 je persévère, c’est ce que j’appelle la résistance numérique. Le blog est un media que j’apprécie, dont j’ai la maîtrise, que j’ai appris à personnaliser. Il m’aide à clarifier mes pensées, à les partager avec ceux qui, peut-être, se posent les mêmes questions.

Je suis bien conscient que les blogs, aujourd’hui, n’ont plus le vent en poupe. Le SEO (Search Engine Optimization) n’est plus ce qu’il était ; Google pénalise trop souvent les petites publications au profit des géants du web. Mais peu m’importe. J’ai encore des lecteurs fidèles, des passionnés qui n’ont pas besoin des moteurs de recherche pour me lire, qui cherchent autre chose que la superficialité des plateformes sociales.
Toutefois on ne se refait pas. Ce blog est aussi un media d’expérimentation pour moi. J’y teste des façons de publier, de faire la promotion de mes articles, j’en tire des idées pour mon site photo professionnel sur lequel l’expérimentation prête à conséquences.
Ces derniers jours par exemple je me suis posé la question de la visibilité de mes articles. Il y a quelques années, il me suffisait de les publier sur Facebook, Twitter et Pinterest pour générer du trafic. Ce n’est plus le cas depuis bien longtemps, plus personne ne voit ces publications, plus personne ne clique. Alors je tente une autre approche, à la limite de mes convictions, intéresser les moteurs de recherche par le biais des plateformes à contenus courts.
Twitter, par exemple, offre une visibilité quasi nulle, chaque tweet est une bouteille jetée à la mer, sans guère d’espoir qu’elle ne soit ramassée par un curieux. Mais un Tweet indexé dans les moteurs peut venir supporter mon personal branding. Je ne suis toutefois guère tenté de revenir à Twitter, maintenant que ce réseau est géré par des gens dont je n’apprécie ni les idées ni les façons de faire. Alors je cherche des alternatives.
Telegram en est une. A la différence des réseaux, Telegram est une messagerie libre de l'emprise algorithmique, où je peux partager mes articles en toute indépendance. Mais Telegram n’est pas un lieu de découvertes spontanées. Les gens viennent y chercher ce qu’ils savent déjà vouloir suivre, comme un club privé où chaque membre a son mot de passe.
Alors, que reste-t-il ? La newsletter. C’est un media que j’affectionne particulièrement. Elle me permet un contact direct et régulier avec mon audience. Elle est le lien que je tisse semaine après semaine avec mes lecteurs qui peuvent ainsi me suivre sans forcément suivre mes publications au fil de l’eau. Chaque Lettre ainsi envoyée est une invitation à visiter ou revisiter mon blog, à découvrir des articles passés ou à réagir sur des sujets d’actualité.
Je n’ai pas encore trouvé la solution parfaite, je doute qu’elle existe, mais l’exploration de ces différentes possibilités est enrichissante. Je travaille à intégrer ces outils de manière cohérente, à mettre toutes ces publications en perspective. L’une ne doit pas masquer l’autre, toutes doivent avoir un intérêt. C’est un défi : continuer à construire quelque chose qui a du sens, qui me ressemble, continuer à avoir des échanges avec ceux qui prennent le temps de lire, de réfléchir, et peut-être, de répondre. C’est ma vision d’un web réfléchi, le pouvoir du temps long sur l’instantanéité.
Je ne prétends pas assurer cette résistance numérique seul, aussi chaque retour, chaque commentaire me permet d’avancer. Je ne me fais pas d’illusion, réagir à une publication n’est plus une façon de partager ses idées en 2024, mais si pour vous cela signifie encore quelque chose, alors soyez-en remercié(e) par avance. Quant à Telegram, si vous souhaitez tenter l’aventure, mon canal privé est ici.
Je lis ta lettre chaque jour. J’essai de me former à la photo numérique après avoir fait de la photo argentique en noir et blanc pendant un quinzaine d’année avec le Z6 ( la cata manque de formation) puis le Z50 plus facile pour moi. Je répète je te suit journellement depuis plusieurs années et cela m’intéresse beaucoup.
Amicalement.
Max
Bienvenue ici aussi alors. Tu as compris que je parle d’autre chose que de la photo avec Nikon sur ce blog, ce sont toutes mes autres passions et activités. Les deux sites sont complémentaires.