Et si je profitais d’une météo agréable pour prendre un grand bol d’air ? Après un hiver intense, des températures plutôt basses et de nombreux dossiers à gérer, j’avais besoin de m’aérer.
L’idée d’un week-end pour respirer à plein poumons me séduisait. Mais où aller ? La montagne ? Trop loin depuis Paris. La campagne ? Pourquoi pas. Quelques heures plus tard, la décision tombe : ce sera la mer, direction Dieppe.


Je n’y étais jamais allé. J’aime la Normandie, j’adore marcher en bord de mer, et ce n’est pas si loin de Paris. Cerise sur le gâteau : les côtes offrent souvent une belle clarté — exactement ce qu’il me fallait. Destination Dieppe, donc, et le pays de Caux, que j’avais découvert en détail dans un roman lu récemment.
Laisser mon Nikon à la maison
Qui dit week-end et bord de mer, dit photographie. Mes lecteurs nikonistes s’étonneront peut-être que j’aie choisi de partir avec mon Fujifilm X-Pro2 et son unique objectif équivalent 35 mm, que j’affectionne tant. Pourquoi choisir ce boîtier APS-C, alors que j’aurais pu prendre mon matériel Nikon ?
Je voulais voyager léger. Marcher avec un sac plein à craquer ne m’a jamais tenté. Et surtout je ne cherche jamais à documenter tous les lieux que je traverse, ni à cocher les cases touristiques. Ce qui m’attire, ce ne sont pas les sites incontournables, mais les scènes qui font écho a ce que je ressens.



J’ai une passion pour la focale 35 mm, ce n’est pas nouveau. Je l’ai utilisée lors de mon séjour à Lisbonne. Mais pourquoi le Fuji X-Pro2 ? Je n’ai pas d’argument technique irréfutable. Seulement des sensations : la prise en main, le bruit de l’obturateur, le plaisir du cadrage télémétrique, cette visée si particulière… Autant de raisons qui me font régulièrement délaisser mon hybride plein format.


J’aime aussi beaucoup le rendu Classic Chrome de Fujifilm, idéal pour un week-end en bord de mer, à la fin de l’hiver.
Ce boîtier est discret, presque invisible : parfait pour la rue. Son look vintage – le mien est noir – et son petit objectif le rendent inaperçu. Je peux photographier les gens de près sans qu’ils s’en aperçoivent.
Le bord de mer comme refuge
Je ne connaissais pas Dieppe et j’ai beaucoup aimé. Le bord de mer se prête à de longues balades, du château jusqu’aux jetées, en longeant les falaises crayeuses du pays de Caux. La ville ne manque pas de charme : petites ruelles, vieille église et une ribambelle de commerces et restaurants, tous plus attirants les uns que les autres.
En privilégiant un petit hôtel familial, loin des zones commerciales et des chaînes hôtelières bien connues, dormir à deux pas de la mer a tout changé. J’aime être au cœur de l’action quand je visite un lieu inconnu, la journée comme en soirée.



Partager ce décor à deux, même brièvement, fut un vrai moment de bonheur. Les galets, le froid qu’on oublie, les lumières d’hiver… Le contraste avec la banlieue parisienne est saisissant. Et que dire du petit-déjeuner face à la mer depuis la véranda de l’hôtel Windsor, le dimanche matin ? Un ravissement.
Le château qui domine la ville et la plage impressionne. Perché sur les hauteurs, entre bord de mer et sommet des falaises, il offre un point de vue magnifique.






Dieppe n’est certes pas une capitale européenne, mais marcher au pied de ses falaises fut un vrai plaisir. Le plaisir d’observer la lumière hivernale, le contraste saisissant entre le rivage et les falaises, tout poussait à la contemplation. À marée basse, la plage découvrait une large bande de galets humides, luisants, bruyants sous les pas. Les falaises, hautes, droites, presque irréelles, semblaient posées là pour dominer la mer. Rien ne bougeait vraiment, sauf la lumière et les oiseaux. Une marche simple, le long de l’eau, dans un décor clair et pur.



Le bord de mer à Dieppe comme dans le pays de Caux invite à la marche, avec ses longues promenades entre falaises et galets. La météo fut clémente, et quelques rayons de soleil sont même venus agrémenter ces deux jours de flânerie.




Découvrir le pays de Caux
Le pays de Caux ne manque pas d’intérêt. Veules-les-Roses, avec son plus petit fleuve de France, un village paisible et inattendu, nous a surpris. Les Petites Dalles, dont les falaises ont été peintes par Monet, nous ont offert une belle escapade. Saint-Valery-en-Caux, plus décevante sur le plan visuel, n’en fut pas moins agréable. Chaque commune a laissé une empreinte forte, à sa manière.








Explorer d’autres communes du pays de Caux fut une belle occasion de mieux découvrir ce coin de Normandie que je connaissais mal. Pouvoir s’évader ainsi, à moins de trois heures de Paris, donne forcément envie de recommencer.



Ce que Dieppe m’a laissé
Profiter, puis rentrer. Loin des clichés touristiques, je garde de ce séjour une multitude de sensations. L’air, la fraîcheur, la lumière, le calme, la joie de repas partagés. Mais aussi des images mentales : la mer, les galets, le soleil sur l’eau, les falaises… Ces instants durables, paisibles, qui m’accompagnent depuis le retour.




Le retour n’est qu’un point de départ. Je repartais quelques jours plus tard à Lisbonne, certes. Mais le pays de Caux, lui, m’a profondément marqué. J’y ai retrouvé quelque chose que je ne savais plus chercher. Il se pourrait bien qu’il me revoie plus tôt que prévu.
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Merci Jean-Christophe de partager tes photos et tes réflexions. Très beau reportage
Alors je vais être à l’encontre de la majorité des commentaires, mais bon, c’est les échanges qui sont riches, pas seulement les positifs, mais seulement le partage! Quand je regarde ces photos, pour moi j’en aurai gardées qu’une dizaine, je pense même que je n’aurai pas déclanché! Juste dans le viseur, je serai passé à autre chose. Me voilà très critiques moi qui n’arrive même pas à consacré du temps pour les formations que j’ai achetées. Cela me fait réfléchir est ce que je suis trop critique, trop en tout, je veux dire excessif?
Pour l’ensemble des contenus que tu échanges je suis très admiratif, et je lis toujours avec grand intérêt!
Tous mes remerciements pour la qualité de tes articles!
Il faut tous les avis pour faire un monde, quant à être excessif, tu l’es envers toi-même si tu ne fais pas de photos dans un tel lieu, mais ça se soigne hein 🙂
Heureusement, je fais des photos, après une présence quotidienne sur F… bouc pendant quelques années je me suis remis en question, d’ou l’investissement dans tes formations, pour l’instant je ne les publie pas (ça évite les commentaires) plus sérieusement elles seront publiées quand je le pourrais, des facteurs que je ne contrôle pas, font que !… Il y a le choix du support, tu en avais déjà parlé sur F….bouc les commentaires ne sont pas enrichissant, ça fait bien sur plaisir d’être liké mais on n’apprend pas à s’améliorer. Je reçois tous les jours un souvenir de F…bouc et je regarde mes anciennes photos, c’est pas mal pour ne pas refaire les mêmes clichés, avec les mêmes erreurs.
Tu as raison je suis excessif, déformation professionnelle sans doute, j’étais contrôleur qualité dans la haute joaillerie et l’horlogerie Française et Suisse.
Et je reste un admirateur et fan de tout ce que tu apportes au monde de la photo.
Bonjour Jean Christophe
J’ ai bien aimé ton texte et tes photos sur ce coin de France que je ne connais pas .
Tu m’ a donné envie même si c’ est très loin de chez moi .
Un jour peut- être !
Patrick
Un jour, oui. La région mérite une visite et merci pour la tienne.
J’adore particulièrement l’harmonie des couleurs de ces photos.
C’est tout simplement BEAU.
Ton écriture est simple et nous fait participer à ton voyage.
Merci
Merci, j’aime écrire et photographier alors pourquoi ne pas mêler les deux ?
Bonjour Jean-Christophe,
Beau reportage (comme toujours ;)) sur cette ville et cette région que je ne connais pas.
Merci!
Bien cordialement.
Georges
Merci Georges, une belle région que ce pays de Caux. Il y a une grande concentration moto une fois l’an, tentant non ?
Merci beaucoup Jean-Christophe pour cette belle mise en valeur d’un endroit que je connais bien et que j’aime beaucoup. Et merci pour vos articles sur le monde de la photographie analytiques simples et de bon conseil
Merci d’être passé par là !!
Merci pour ce partage où tu as su très bien retranscrire le caractère de Dieppe et ses charmes .
As tu découvert que Dieppe avait eu un hôpital secret pendant la seconde guerre mondiale que les allemands n’ont jamais découvert, il se situait dans les souterrains de la ville .
Michel
Merci Michel. L’hôpital, non, mais c’est intéressant car j’aime l’histoire et la période seconde guerre. Je vais chercher du coup.
Merci Jean-Christophe pour ce partage et ces photos inhabituelles de Dieppe.
C’est vrai que ce pays de Caux est magnifique, avec ses falaises et ses lumières.
Pour ta prochaine escapade, nous ne saurions que trop te conseiller d’aller un peu plus vers le Nord, en Baie de Somme à partir d’Ault …
On passe de la Normandie à la Picardie, ma 1/2 origine …
Merci, la baie de Somme, oui, j’en parlais dans un précédent commentaire. Il y a longtemps (trop) que je n’y suis pas allé en effet.
DIEPPE, je n’en ai qu’un vague souvenir, mais un bon souvenir tout de même, avec ces photos , des images me sont revenues. L’an passé je suis allé en baie de Somme, les falaises sont identiques et impressionnantes, très belles couleurs également 1 semaine de voyage nature. C’est une région que je connaissais mal, je suis des pays de Loire (ANGERS), notre région a un relief beaucoup plus doux , comme le climat d’ailleurs… Merci de partager cette ballade en bord de mer , bonne journée. Dominique V
Merci pour ton passage, j’adore la baie de Somme aussi, ça fait d’ailleurs longtemps, je devrais y retourner.