« Dis, je ne connais pas le Nord-Pas-de-Calais, Lille, Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, ça te dit d’y passer trois jours ? »
Pourquoi pas ? Ça fait bien longtemps que je ne suis pas allé à Lille. Boulogne-sur-Mer, c’est un vieux souvenir. Quant à Dunkerque, j’ai une raison particulière d’y passer. Banco !
Quelques jours plus tard, départ matinal pour le Nord-Pas-de-Calais. La météo annonce de la pluie, mais il y a longtemps que je ne lui fais plus confiance. Cette pause de quelques jours, alors que la fin de l’hiver approche, est la bienvenue.
Lille sous le soleil de février
Nous arrivons à Lille sous un magnifique soleil. J’y suis venu plusieurs fois il y a bien longtemps, lorsque j’intervenais chez mes clients. La vieille ville n’a guère changé, je la redécouvre pourtant sous un autre jour. Entre un séjour travail et un autre en famille, les sensations ne sont jamais les mêmes.













Nous visitons le centre-ville historique, je prends plaisir à faire quelques photos des rues et des passants. La lumière de février est vive, directe, idéale pour jouer avec l’architecture et les gens. Alors que nous sommes encore en hiver, les touristes ne manquent pas. Les rues sont animées, les terrasses pleines. Première ville du séjour, premier bon choix.
Avant de partir, vous pouvez consulter les informations pratiques sur Office de Tourisme de Lille.
Dunkerque, mai 40 et l’émotion des plages
Pause café puis direction Dunkerque. Nous avons prévu d’y passer la nuit avant de visiter la ville le lendemain. Arrivant à la nuit tombée, nous nous sentons forcés de faire un tour sur la plage avant d’aller dîner. Les façades des maisons le long de la promenade sont éclairées. Le temps est clair, ni pluie, ni vent.







Le lendemain matin, la plage. Dunkerque, pour moi, c’est Mai 40, un embarquement chaotique pour des milliers de soldats britanniques et français contraints de se retrancher à Dunkerque face à l’avancée allemande. Alors que je marche sur cette plage, où quatre-vingt-cinq ans auparavant des milliers de soldats tentaient d’échapper à la mort, l’émotion est forte. C’est toujours le cas lorsque je me trouve dans un lieu qui a marqué l’histoire.
J’ai en tête les images de Christopher Nolan. La jetée et l’embarcadère de fortune. Les dunes. Le sable. Les chasseurs allemands. Ce littoral n’a que peu changé. La promenade en bord de mer, inexistante en 40, est par contre agréable de nos jours.
La pluie menace, quelques gouttes commencent à tomber. Direction le centre-ville. Là, c’est une autre histoire. Bien que modérée, la pluie est plus dense. Pas de quoi nous empêcher de faire le tour du centre et des quais, mais nous finissons par trouver refuge dans un centre commercial proche avant de rejoindre la voiture.
Je garde un bon souvenir de Dunkerque, que j’aimerais revoir en été, quand les touristes envahissent la plage. J’ai pu faire quelques photos qui vont compléter ma série sur les lieux historiques de la Seconde Guerre mondiale. C’est ma période de prédilection en histoire, aussi je stocke les images. J’ai dans l’idée d’en faire quelque chose, il est trop tôt pour en parler.
À Dunkerque, la météo peut changer vite. Les infos à jour sont disponibles via Office de Tourisme de Dunkerque.
Sur la route entre Dunkerque et Boulogne, nous passons à Calais. Le tunnel sous la Manche, Sangatte, l’Angleterre… Nous n’avons pas le temps de nous arrêter mais ces noms me rappellent que je ne connais pas cette ville. Du tunnel sous la Manche, je ne connais que l’intérieur des wagons de trains. Un prochain séjour ne serait une bonne idée pour découvrir la ville et la plage. Elle semble aussi attirante que celle de Dunkerque.
Boulogne-sur-Mer, une ville haute oubliée
Nouveau trajet pour rejoindre Boulogne-sur-Mer. Mon premier passage date de ma seconde période étudiante. J’en ai gardé un souvenir qui va vite s’avérer totalement erroné. Le centre historique, la vieille ville, les fortifications, j’étais passé à côté. A ma décharge, j’étais venu pour une enquête et n’avais guère eu le temps de visiter. Mais quand même, comment ai-je pu oublier à ce point ? Ma mémoire me ferait-elle déjà défaut ?










Les quais, la mer, l’éolienne, le centre Ifremer, un autre paysage urbain. Quant à la ville haute, je n’en soupçonnais même pas l’existence. La pluie d’hier est un lointain souvenir, il fait bon et beau. Direction Le Portel pour une balade sur la plage. Je découvre cette autre facette des environs de Boulogne-sur-Mer.
Infos pratiques : préparez votre visite via Office de Tourisme de Boulogne-sur-Mer.
Saint-Valery-sur-Somme, la surprise du retour
Il est l’heure du retour. Ces trois jours sont passés bien vite. Mais une surprise nous attend. Sur l’autoroute, en direction de Paris j’aperçois la direction de Saint-Valery-sur-Somme. Nous y sommes allés plusieurs fois, j’ai encore en tête une agréable soirée dans un des restaurants du bord de Somme. « Saint-Valery ? » Banco. Paris attendra.






Vingt minutes plus tard, nous voici garés sur le bord de la Somme. Nous longeons le quai, il fait nuit, l’ambiance est agréable en cette soirée de février. Et cerise sur le gâteau, il n’y a pas grand monde.
Nous faisons demi-tour au pied de la plage pour rejoindre le centre, en traversant la cité médiévale. La découvrir ainsi en soirée, dans le noir, a un charme certain. Pour un photographe, c’est une belle occasion à saisir.
Cette fois, ce n’est pas en bord de Somme que nous finissons la soirée, mais autour d’une table du restaurant Le Courtgain, dont je vous recommande la carbonnade flamande.
Le retour sur Paris est une formalité en cette saison, c’est tant mieux.
Trois jours de balade, un vrai dépaysement, trois villes du Nord-Pas-de-Calais (re)découvertes, un arrêt plaisir sur la route du retour, des photos pour garder une trace. Dépaysement et Histoire, il ne m’en fallait pas plus pour rentrer satisfait. Et surtout, prêt à repartir.
Si ces ambiances vous parlent, vous pouvez prolonger avec cette autre escapade hivernale à Dieppe. À l’opposé de ces lumières d’hiver, j’ai exploré une ambiance bien différente au Grau-du-Roi, entre plage et street photography.
Merci pour cette magnifique balade, qui me donne des fourmis dans les jambes ! J’ai visité Lille – très jolie ville – il y a un bon moment avec des amis, je n’ai de Boulogne que le souvenir lointain des départs en ferry au temps des séjours linguistiques, et je dois toujours me rendre dans la Somme via Saint-Valéry… Quant à Dunkerque, vos propos m’ont touchée, car j’y suis passée (un peu trop rapidement) fin 2023 sur les traces de mon grand-père, qui faisait partie des évacués de 1940 que vous évoquez… La plage de Malo est magnifique par ailleurs, mais difficile de ne pas repenser à ces événements… J’envisage aussi de sortir un (très fin) livret du récit assez laconique et bref qu’en a laissé mon grand-père.