Alors que je préparais une exposition il y a plusieurs années, un ami photographe, regardant ma sélection finale et voyant mon air indécis, m’a dit « Montrer Vitry, c’est montrer le banal ».
À chaque fois que je me promène dans les rues de Vitry, je repense à ces mots. Le banal ne se cherche pas, il est omniprésent. Pourtant, le voir, le capturer, c’est une autre affaire.
La beauté et l’intérêt ne résident pas toujours dans l’extraordinaire ou le spectaculaire. Parfois, c’est le quotidien, le simple, qui raconte les histoires les plus fortes. Petit à petit, j’ai commencé à voir les choses autrement. Chaque coin de rue, chaque façade vieillie, chaque visage devient une source d’inspiration. La texture des murs, les jeux de lumière et d’ombre, les scènes de la vie quotidienne : tout prend un sens nouveau.
Cette quête du banal m’a également conduit à réfléchir sur ma pratique. Chaque projet, chaque photo est une occasion de me questionner, de repousser mes limites et d’explorer de nouvelles perspectives. Aujourd’hui, je regarde Vitry avec les yeux d’un étranger, pour reprendre l’idée du photographe nantais Franck Gérard qui a photographié Vitry avec cette approche en tête. Je ne cherche plus à capturer des images parfaites, mais à montrer les détails les plus insignifiants. Parfois même sans sortir de chez moi.
Ces quelques photos, au rendu sombre et dur comme sait l’être cette ville, n’ont pour seul objectif que de m’aider à poursuivre mon chemin, ma quête.





















Jolie série, je trouve la plupart très pertinentes, tu as l’oeil pour voir et montrer ces détails de ta ville
Tout dépend des jours, de mon humeur, de ce que je veux bien voir ou non.
Je le sens avant de partir, je finis par savoir si c’est le bon jour ou pas. Souvent ça ne l’est pas.
Tout ça est une question de hasard aussi il faut dire.