J’avais déjà entendu parler de « Flow, the psychology of optimal experience », le livre de Mihály Csíkszentmihályi, sans toutefois l’avoir lu.
Dans une des newletters quotidiennes que je reçois, ce titre est réapparu ces derniers jours. Cette fois, j’ai eu envie d’en savoir plus aussi j’ai lu la première partie du livre sur Kindle en attendant de le recevoir et j’ai cherché les explications qui me manquaient. Voici la réécriture de mes notes.

Quand Mihály Csíkszentmihályi parle de flow, il parle d’activité, mais pas seulement d’être absorbé par une activité. Il s’agit, pour le psychologue hongrois et américain, d’accéder à une sorte d’état dans lequel le temps disparaît, les soucis s’oublient, et tout devient plus simple et passionnant.
Le flow et moi
Chaque matin, lorsque je relis mon journal des années précédentes, je réalise que je cherche sans cesse à vouloir faire mille choses, toutes censées être plus attirantes les unes que les autres. Mais à bien y réfléchir, non seulement je ne fais pas tout, mais je reste souvent pensif, spectateur, détaché. En d’autres termes je ne suis pas toujours là où je devrais être, ce qui entraîne parfois cette humeur morose, à la limite de la frustration, qui me caractérise à l’heure du café matinal.
C’est votre cas aussi ? Vous ressentez également un désir intense de changement combiné à une incapacité à agir ? Lisez la suite.
Le principe du flow
Mihály Csíkszentmihályi décrit le flow comme un état où les objectifs sont clairs, les défis à la hauteur de nos compétences, et où chaque action reçoit un retour immédiat. Faire plus simple pour l’expliquer serait difficile.
Ce qui s’apparente donc à un état de grâce s’avère en fait être un état émotionnel où rien d’autre ne compte et où l’on est totalement immergé dans ce que l’on fait. Comme si le monde autour de nous avait disparu.
Les neuf composantes du flow
Les neuf composantes du flow vont de l’équilibre entre la difficulté et nos capacités, à la fusion entre l’action et l’attention, en passant par la clarté des objectifs et le retour immédiat sur nos actions.
Ces neuf composantes incluent aussi :
- une concentration intense,
- le contrôle paradoxal,
- la distorsion du temps,
- la perte de conscience de soi,
- et l’expérience autotélique – cette dernière étant l’activité qui vaut la peine d’être réalisée pour elle-même.
Le flow, c’est vraiment pour moi ?
J’ai hâte de découvrir la suite du livre, car pour moi, atteindre cet état de flow m’a semblê de prime abord mission impossible. Entre nouveaux défis et nouvelles compétences à acquérir, je suis loin du compte.
Pourtant, à bien y réfléchir, je me rends compte que je suis souvent proche de cet état, sans en avoir conscience, dans un état d’excitation lorsque par exemple, je découvre une nouvelle technique, un nouveau service, ou un photographe que je ne connaissais pas.
Mon défi est maintenant de trouver ce qui peut m’amener à être dans cet état, à agir au lieu de réagir, afin de multiplier ces activités et expériences en délaissant celles qui ne m’apportent rien.
Ce que je comprends du flow, bien que je n’en sois qu’à la découverte initiale, c’est qu’il n’est pas seulement question de travail ou de loisirs, mais de trouver un équilibre où chaque action a du sens et s’avère engageante.
Ce qui me plait dans ce concept de flow, c’est aussi qu’il ne s’agit pas de ne considérer que les activités professionnelles. Il s’agit bien de toutes les activités qui me captivent, pour lesquelles je peux perdre la notion du temps, du lieu, et qui m’apportent toutes plaisir et satisfaction. Un simple trajet à moto, où chaque virage, chaque paysage m’offre le plaisir de découvrir, de piloter, de ressentir, peut participer à cet état de flow.
Si j’en crois Mihály Csíkszentmihályi, le flow peut se manifester dans n’importe quelle activité où nous trouvons un équilibre entre compétence et défi.
Pour moi, cela peut aussi être la pratique de la photographie, l’écriture, le sport ou le bricolage. L’essentiel est de se lancer des défis à la hauteur de nos capacités et de rechercher des retours immédiats et clairs.
Mais ce n’est pas tout.
Toujours selon Mihály Csíkszentmihályi, la quête du flow est aussi une façon de se réconcilier avec soi-même, d’arrêter de se sentir spectateur de sa propre vie. En identifiant les activités qui nous passionnent et en nous y plongeant complètement, nous pouvons transformer notre quotidien en une série d’expériences enrichissantes et épanouissantes.
Et maintenant ?
Je vais terminer la lecture du livre, déjà. Ce n’est pas le plus simple à lire, le texte est dense, les idées complexes, surtout dans la version anglaise originale. Il a toutefois été traduit en français sous le titre Vivre, la psychologie du bonheur.
Si vous en savez plus que moi sur le flow, ce qui n’est guère difficile au moment où j’écris ce billet, je vous invite à partager votre vision dans les commentaires.
Si ce concept ne vous dis rien, renseignez-vous. Et posez vous quelques bonnes questions comme chercher à savoir ce qui vous fait vibrer au quotidien. Fixez vous des objectifs clairs et lancez vous sans hésiter dans ces activités.
Vous découvrirez peut-être, comme moi, que le flow est à portée de main, et qu’il peut transformer votre perception du monde et de vous-même.
Et si, au final, atteindre le flow n’était rien d’autre qu’une aventure personnelle, une exploration de nos limites et le fait de retrouver le plaisir simple qui fait de nous des êtres vivants ?