La fatigue sociale est un faux problème

La fatigue sociale n’existe pas. Du moins, pas comme on le prétend.

J’entends déjà vos objections : « Comment peut-on nier l’évidence alors que tout le monde se sent épuisé, saturé par les écrans et les notifications ? »

Pourtant, j’insiste : ce n’est pas un problème externe, mais une affaire de choix personnels. Vous allez voir que la solution est simple, mais radicale.

Photo d’un arbre dans un champ dans le département du Lot.
Faire des câlins aux arbres diminue la fatigue sociale.
Pour limiter la fatigue sociale, faites des câlins aux arbres
photo (C) JC Dichant

Qu’est-ce que la fatigue sociale ?

Le terme « fatigue sociale » peut être utilisé pour décrire un état de lassitude et de démotivation. Les personnes souffrant de fatigue sociale la ressentent après avoir passé une période prolongée à interagir avec des personnes ou des situations particulières.

De plus en plus « fatigue sociale » désigne la pression, le stress, les conflits, la fatigue éprouvés en fréquentant les réseaux sociaux.

Les symptômes de la fatigue sociale peuvent inclure la dépression, l’irritabilité, l’anxiété, la lassitude et l’isolement social.

Vous êtes seul(e) coupable

Si vous ressentez de la fatigue sociale, c’est que vous avez une activité trop fréquente, trop intense sur le web et les réseaux sociaux.
Trop d’infos.
De messages.
De notifications.
De sollicitations.

Ne cherchez pas le responsable de cette fatigue sociale.

C’est vous.

Vous seul décidez

J’ai appris à ne pas être l’esclave de mon écran. J’aime (de moins en moins) les réseaux sociaux, mais je les utilise comme un outil, pas comme un signe de validation et reconnaissance.

Si je n’ai rien à dire, je me tais. Je choisis quand je m’exprime. Cette liberté, cette discipline, c’est ce qui me permet de profiter pleinement de mes interactions en ligne sans être englouti par elles.

Personne ne vous force à regarder votre écran.
A échanger avec les autres.
A publier sans cesse.
C’est votre choix.
C’est vous qui le voulez.

Ne vous en prenez pas aux autres si vous le vivez mal.

Cette maîtrise découle d’un principe simple : les réseaux sociaux ne définissent pas votre valeur.

J’ai désactivé les notifications, ces appels à m’inquiéter de ce qui ne me concerne pas la plupart du temps. Lorsque je décide d’être présent en ligne, c’est volontaire et délibéré. Je m’assure ainsi de ne jamais subir, mais de toujours agir.

Je ne vous jette pas la pierre si vous luttez. Je sais que la pression sociale, le besoin de rester informé H24 et le désir d’être reconnu peuvent être accablants. Nous sommes tous différents, certains vivent mal ce tourbillon incessant d’informations.

Pourtant, tout le monde peut trouver son équilibre en prenant conscience du rôle que jouent les réseaux sociaux dans notre vie et en définissant des limites claires.

Comment éviter la fatigue sociale sur les réseaux sociaux ?

  1. Limitez votre temps de présence sur les réseaux sociaux.
  2. Faites des pauses et déconnectez-vous pendant un certain temps.
  3. Utilisez des outils pour vous aider à limiter le temps passé sur les réseaux sociaux.
  4. Réduisez le nombre de notifications que vous recevez.
  5. Définissez votre stratégie de présence sur les réseaux sociaux et suivez-la.
  6. Faites une pause si vous ressentez un sentiment négatif ou une fatigue excessive.
  7. Créez des règles pour limiter vos publications.
  8. Trouvez des activités manuelles ou créatives alternatives pour occuper votre temps.
  9. N’utilisez pas les réseaux sociaux pour comparer votre vie à celle des autres (scoop : la vôtre est meilleure)
  10. Retenez que les réseaux sociaux sont un moyen de communication, pas une source de validation personnelle.
  11. Sachez que ce que vous voyez sur les réseaux sociaux est rarement le reflet de la réalité.

Ma méthode

Je suis très présent sur le web et les réseaux sociaux.
Je pourrais souffrir de fatigue sociale.
Mais ce n’est pas le cas parce que j’ai fait des choix.

Si je n’ai rien à publier, je ne publie rien.
Si je n’ai pas envie de savoir ce que les autres partagent, je ne regarde pas.

Je privilégie les échanges positifs.
Les discussions enrichissantes.
Les partages qui résonnent avec mes valeurs.

Pour le reste, je n’hésite pas à supprimer, désabonner, ou ignorer.

C’est mon droit et je l’exerce sans remords.
Si je ne supporte pas un utilisateur négatif, râleur, désagréable, je le supprime de mes listes.

J’ai désactivé toutes les notifications sur mon iPhone.
Je choisis quand et pourquoi je regarde mon écran.
Je ne subis pas.
Je choisis.

Lorsque je suis sur Instagram, par exemple, c’est que je le veux.
Cela me plaît.
Lorsque je supprime des centaines de comptes de mon Twitter (les aigris et les nocifs) je le veux aussi.
C’est mon droit.

La fatigue sociale est un faux problème

Finalement, la fatigue sociale, c’est votre choix.

Je ne prétends pas tout savoir, mais je crois que le chemin vers une relation saine avec le numérique commence par l’introspection. Posez-vous la question : pourquoi suis-je ici ?

Si vous en ressentez le besoin, changez de comportement. Soyez maître de votre expérience en ligne.

C’est votre comportement au quotidien le problème.

Pas les autres.
Changez de comportement et il n’y aura plus de fatigue sociale.

C’est vous qui décidez. Pas les autres.

4 réflexions au sujet de “La fatigue sociale est un faux problème”

  1. Bonjour, j’avais un compte facebook, je l’ai gardé un an, je ne supportais plus de voir exposée la vie de mes frères, sœurs, neveux, nièces, cousins, cousines, amis, collègues, les notifications n’arrêtaient plus, le langage abrégé et les « lol », « cool », « mdr » + les likes et les emojis ont provoqué chez moi un véritable dégoût, une overdose. J’ai mis fin à tout, cela fait 3 ans aujourd’hui que je n’ai plus de compte facebook, j’ai supprimé mon application WhatsApp, je me tiens bien éloigné de Tiktok, Instagram et X, seul Pinterest me semble plutôt intéressant, à condition de faire le tri. J’ai redécouvert le plaisir de lire de bons livres, activité que j’avais mis en stand-by et je fais de randonnée pédestre avec mon épouse, le téléphone portable reste dans le sac. Merci pour cet article.

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  2. Bonjour,
    Je trouve votre article assez culpabilisant. Pour ma part je me sens fatiguée effectivement, et j’évite de plus en plus les interactions sociales, qui me bouffent beaucoup d’énergie.
    Contrairement à ce que vous dites, je ne passe pas mon temps sur les réseaux sociaux, j’ai déjà réduit mes notifications aux seuls sms et appels entrant, et ce depuis plus de 5 ans. Et cela fait maintenant 2 ans que je ressens cette fatigue sociale. Je trouve cela un peu simple de réduire la fatigue aux réseaux sociaux.
    Je me suis permise de laisser ce commentaires car j’ai trouvé votre article bien évidemment de bons conseils, mais pas suffisamment poussé pour ceux qui n’utilisent pas les réseaux sociaux, et très très culpabilisant.

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    • Un sujet qui fait parler, c’est bien. Si j’avais été plus virulent j’aurais pu écrire qu’un article est culpabilisant quand on se sent culpabilisé. Mais je vois que vous avez fait le nécessaire pour limiter l’impact des réseaux et messageries, donc félicitations.

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